Lait : l’amour vache

Bienvenue dans Burger Quest – l’odyssée du Burger Bio, qui retrace les expérimentations et d’enseignements récoltés par les équipes de Bioburger en 15 ans d’existence.  Des frites en passant par le bun, les sauces, les boissons et les condiments, Burger Quest explore les difficultés de faire un burger bio, bon et accessible… et révèle tout ce […]

Bienvenue dans Burger Quest – l’odyssée du Burger Bio, qui retrace les expérimentations et d’enseignements récoltés par les équipes de Bioburger en 15 ans d’existence. 

Des frites en passant par le bun, les sauces, les boissons et les condiments, Burger Quest explore les difficultés de faire un burger bio, bon et accessible… et révèle tout ce qui ne va pas dans les burgers qu’on mange ailleurs. 

Dans ce onzième et avant-dernier épisode, on parle du lait – ce produit qui nourrit les veaux et les humains – mais parfois à peine les éleveurs… Et on entre dans le money time pour s’intéresser à la rémunération des producteurs.

Lait : l’amour vache

Fin de journée à la ferme. Il faut raccompagner les vaches, depuis les prés où elles ont brouté toute la journée, jusqu’à l’étable. En attendant que les bêtes arrivent, on prépare les machines et le matériel désinfectant. Il faut encourager les bêtes récalcitrantes, vérifier leur état de santé, soigner les petits bobos, refaire le plein de fourrage et tester la qualité du lait. Puis nettoyer, ranger. Encore, et encore, et encore… 

Tout ça 365 jours par an – car, bien évidemment, les vaches ne partent pas en vacances… Du lait, elles en produisent toute l’année : environ 18 litres de lait par jour, soit entre 6000 et 7000 litres par an et par vache.

Alors, après la poule aux œufs d’or, la vache au lait d’argent ? Loin s’en faut. En moyenne, un producteur de lait français gagne 25 100 € par an – soit 15 % de moins que la moyenne des exploitations agricoles. D’ailleurs, avec -63% de fermes laitières entre 2000 et 2023, c’est l’une des filières les plus touchées par la crise du renouvellement des générations agricoles… 

Le coupable ? Pas la peine de le chercher bien loin : c’est le prix du lait. 

Mon prix, ma bataille

N’y allons pas par quatre chemins : en France, le prix moyen d’achat d’un litre de lait conventionnel est de 0,45 euro par litre. Là-dessus, le producteur touche en théorie entre 3 et 9 centimes de marge bénéficiaire – qui correspond, en gros, à son salaire.


Le problème ? C’est que, comme on l’avait évoqué dans l’épisode 7 de Burgerquest, les distributeurs cherchent à comprimer toujours un peu plus les marges des producteurs. En début d’année 2026, par exemple, le prix du lait est même descendu à 0,41 euro par litre… Alors qu’en même temps, le prix de l’essence montait. Résultat ? Le prix d’achat du lait ne couvrait même plus le coût de production… et les éleveurs produisaient à perte.

Heureusement, un projet génial cherche à inverser les choses : C’est Qui Le Patron. Le projet est né il y a 10 ans avec l’ambition de proposer aux producteurs une juste rémunération

Le principe est simple : pour l’acheteur final, en supermarché, une augmentation de quelques centimes ne change pas grand-chose. Mais pour le producteur, ça change tout. 

En augmentant le prix d’achat, C’est Qui Le Patron permet en moyenne aux producteurs d’augmenter leurs revenus de 22 % – ce qui leur donne les moyens, par exemple, de se faire remplacer pour partir en vacances 🌞

Hyper transparente, la marque affiche même la répartition de l’argent sur ses emballages… comme pour cette brique de lait au prix conseillé de 1,27€ :

Aujourd’hui, la brique de lait de CQLP est la plus vendue de France. Mais l’entreprise est loin de prendre la grosse tête : CQLP reverse même son bénéfice net à des associations et aucun dividende n’est versé aux actionnaires – qui ont transféré leurs actions à une fondation. 

Bioburger et CQLP : ça matche !

Et grande nouvelle ! Depuis juin 2026, Bioburger est officiellement partenaire de C’est Qui Le Patron, qui va nous fournir le lait de nos glaces et milk-shakes

C’est un choix évident car il nous permet : 

  • 🇫🇷 Un sourcing 100 % français 
  • 🧑‍🌾 Une meilleure rémunération des producteurs
  • 🕵️‍♀️ Une meilleure transparence pour nos clients

Désormais, nous commanderons donc tous les ans environ 20 000 litres de lait auprès de 12 familles d’éleveurs laitiers partenaires de CQLP, et réparties entre le Cher, le Maine-et-Loire, la Mayenne et l’Yonne. Vous pouvez d’ores et déjà le déguster dans nos restaurants, en attendant, début juillet, le retour très attendu de notre fameuse et très addictive glace au coulis chocolat-pistache 🍦

La grande force de C’est Qui Le Patron, c’est aussi d’avoir su faire un pari audacieux : celui de penser que, oui, les consommateurs pouvaient être prêts à payer un peu plus pour un monde plus juste. On dit souvent que le facteur prix est décisif. L’histoire de CQLP montre qu’avec de la pédagogie, de la transparence et un discours clair, les consommateurs peuvent aussi privilégier l’éthique. 

Et ça, ça nous donne à tous de l’espoir !

  1. Bonjour,

    C’est une magnifique nouvelle avec la convergence de 2 initiatives à impact !

    Juste une précision, vous vous approvisionnez bien en lait « Bio » CQLP ? Car sur le schéma publié vous montrez leur produit conventionnel !

    Merci par avance de votre réponse,
    Bien cordialement

    • Tout à fait, c’est bio du lait bio de la marque CQLP que nous utilisons

  2. Bonjour,

    J’ai l’habitude d’acheter du lait bio, c’était mon premier article quand je suis passé au BIO accessible à tous (dans une enseigne harddiscount dont je taierai le nom), puis après les OEUFS BIO, ma conscience ayant été éveillée par une ami d’ami sur les conditions de bien-être des POULES entassées dans les usines sans voir le jour a se pietiner.

    Bien avant de pouvoir m’acheter des steacks hachés BIO ou du boeuf bio, c’était le lait BIO en premier.

    Du coup, le LAIT BIO, c’est similaire aux oeufs pour les poules, et j’ai découvert il y a quelques années le lait élevé en montagne BIO, qui passe du temps dans les paturages. le label bio AB, c’est une garantie de meilleures conditions de vie pour les vaches et les boeufs.

    Une grande Enseigne du BIO en vend, c’est le lait 1er prix, à moins d’1 EURO 20 TTC, donc moins d’1 EURO HORS TAXE en bout de chaine. 🙂
    Les grandes distributeurs classiques ne vendent pas moins cher le lait 1er prix bio, de la marque distributeur, c’est le même.

    BURGER BIO, J’avais toujours imaginé que les milkshakes étaient fabriqués avec du LAIT BIO 1/2 ECREME.

    Je tombe un peu sur la tête de savoir que BIOBURGER utilise du lait non BIO en fait ^^ »

    -> La plupart des laits bio 1er prix sont EQUITABLES.

    Du coup, est-ce que le LAIT EQUITABLE BIO, c’est moins bien que le CQLP ?

    J’ai pas trop compris le sens de cet article par rapport au BIO qui est le branding de BIOBURGER, non ? Il existe des laits CQLP en version BIO maintenant ?

    • Bonjour,
      Nous ne l’avons pas forcément précisé mais chez Bioburger c’est 100% bio donc le lait de CQLP est également bio ! 🙂

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